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Ce que nous nommons Atlas s’appelait autrefois  Miroir ou Théâtre du Monde, chacun porte les siens, les miens sont à découvrir ici.

Pour que le voyage utopique puisse avoir lieu, pour que s'ouvrent les passages vers les rêveries de la terre, il faut que le matériau de base à partir duquel prend forme le parcours de l'artiste et le nôtre ait été remodelé, frappé d'une temporalité concrète qui lui restitue son statut d'objet terrestre. L'œuvre de Ghislaine Escande s'inscrit ainsi dans une problématique très contemporaine. Nombreux sont en effet aujourd'hui les artistes qui prennent appui sur la représentation afin d'en gauchir la visée. Pourquoi ? Parce que la rature volontaire, le rehaut, matérialisent une présence qui ne se manifesterait pas sans eux. Cette présence, celle de l'artiste, est aussi une invitation à considérer qu'il n'existe pas de passage sans passant ni passeur. L'artiste est le passeur, et nous sommes les passants, passants invités à considérer que si la science nous ouvre les portes de la connaissance objective, celle-ci reste incomplète aussi longtemps que ne s'y associe pas la présence affective. C'est donc bien à un voyage utopique que nous sommes invités ici, non à un voyage virtuel. 

 

Claude Margat et Annie Maillet-Margat

Rochefort sur Mer  13 novembre 2009

Atlas

Ghislaine ESCANDE Artiste peintre  plasticienne

Ghislaine Escande-Vanité en T-O.JPG

Vanité Assemblage crane carte miroir